Le Top14 a enfin rendu son verdict. Après vingt-six journées intenses et riches en émotion, nous connaissons désormais les qualifiés pour
les phases finales et les relégués en Pro D2.
La descente aux enfers
Promu cette saison en Top14 après une année en Pro D2, Albi ressemblait fort au petit poucet de la compétition. Malheureusement pour les
Tarnais, ce retour dans l’élite se transforma rapidement en chemin de croix et se termina sur une dernière place, somme toute relativement attendue. Il restait donc une place dans la charrette
pour la Pro D2, qui se jouait dans les dernières encablures du championnat, entre Montauban et Bayonne. Cependant, la lutte pour le maintien fut plus compliquée et hétéroclite que cela n’y
paraît. Bourgoin, Montpellier et même le Stade Français ont aussi occupé la fameuse place de 13ème, synonyme de descente. A cela, il faut ajouter les ennuis financiers de plusieurs
clubs. Déjà en sursis la saison dernière, le CSBJ fut, une nouvelle fois, épinglé par la Direction Nationale d’Aide et de Contrôle de Gestion (DNACG). Avec un déficit de 600 000 euros, le
club isérois a frôlé la relégation administrative, mais, grâce à l’action de ses dirigeants et à la volonté de ses joueurs, a su se sauver, tant financièrement que sportivement.
Autre équipe longtemps en difficulté : Montpellier. Malgré ses « Trois Fantastiques » (après le départ de Louis Picamoles au
Stade Toulousain), le club, qui jouait l’accession à la H-Cup l’année passée et devait ramener le Brennus dans les trois prochaines années (dixit son ancien président, M. Perez), a complètement
sombré cette saison. Finalement 10ème au terme de la 26ème journée de Top14, le MHRC semble avoir retrouvé le statut d’une équipe de milieu de tableau. Toutefois, les
Héraultais ont réussi à faire tomber le Stade Français, l’USAP, ou même Toulon, laissant présager d’un avenir plutôt radieux.
A l’instar de Montpellier, ou même de Brive, Bayonne faisait partie, en début de saison de ces nouvelles forces capables de déloger les
« gros » de leur piédestal. Mais, comme Montpellier et Brive, l’Aviron, pourtant 7ème lors de l’année précédente, a déçu. Un début de saison chaotique, avec notamment, le
limogeage du manager Richard Dourthe, a suivi le club jusqu’à la dernière journée et une lourde défaite à Montauban (22-8). Les suspensions du capitaine Rémy Martin n’ont pas non plus aidé
l’équipe à se relever, et les problèmes à l’ouverture ont plombé le moral des Basques. Plus récemment, ce sont les déclarations de l’international Benjamin Fall, concernant un potentiel départ,
qui ont ébranlé le groupe. Une somme de petites choses qui font finalement de l’Aviron Bayonnais un club sportivement relégué en Pro D2. A noter les déclarations récentes pleines de classe du
Président Salagoïty à propos de Montauban («Des règles administratives ont été contournées. La première décision de la DNACG n'a pas de raison d'être abrogée et l'Aviron se
retrouvera en Top 14 la saison prochaine.»). J’avais dans l’idée que, quand on affiche un niveau aussi faible et qu’on mérite, sportivement, d’être relégué, on avait la morale moins
claironnante. Une erreur de ma part, veuillez m’en excuser.
Oui mais voilà, en France, il existe une instance de régulation qui permet d’éviter que les clubs ne s’endettent de manière trop
importante. La DNACG avait, il y a quelques temps, alerté le MTGXV pour un léger trou de 3 millions d’euros (malgré les 1,7 millions avancés, source : lequipe.fr). Ce déficit, dû, à
la fois au désengagement du sponsor principal, la Matmut, et aux querelles politiques entre la mairie UMP de Montauban et le Conseil Général du Tarn-et-Garonne, présidé par Jean-Michel Baylet
(PRG), n’a pu être comblé, et le Président Vianco a annoncé le dépôt de bilan ce lundi matin. Mais c’est bien une relégation en Fédérale 3 qui pend au nez de Montauban. Plutôt ironique, quand on
sait que le club a créé son déficit en voulant doter sa cuvette de Sapiac d’une tribune digne de ses supporters. Cependant, cela pose la question de la professionnalisation du rugby, certes
nécessaire, mais qui, à terme, risque de faire disparaître les clubs emblématiques du championnat pour de basses raisons économiques. Sans le support d’une municipalité forte ou d’un généreux
mécène, il semble quasiment impossible de tenir le rythme économique auquel voyagent les plus grands clubs de notre championnat.
Si prêts, et pourtant si loin…
Après les miraculés du Top14, place aux malades. On sentait bien que le Stade Français couvait quelque chose. Bien qu’invité régulier en
phase finale du championnat ses dernières années (avec, à la clé, quatre titres), le club de la capitale ressemblait à s’y méprendre à celui que l’on convie aux réjouissances pour faire le
nombre, jusqu’à ce qu’un autre vienne prendre la place. Avec un début de saison calamiteux, qui a coûté sa place à Ewan Mckenzie, l’entraîneur australien dont le message n’est, semble-t-il,
jamais passé, et à Christophe Dominici, depuis reconverti en conseiller du président Max Guazzini. C’est comme les pellicules, on ne s’en débarrasse pas si facilement. Le Stade Français a ainsi
touché le fond et la 13ème place, avant quelques convulsions (9-9 au Stadium de Toulouse, un quart de H-Cup) ne lui permettant d’accrocher que la 8ème place du championnat.
Autre léger motif d’interrogation : les finances du club. L’attention de la DNACG s’est aussi portée sur la gestion parisienne, entre délocalisations ratées (jamais celles au Stade de
France, mais bien celle de Bruxelles) et rénovation de son stade Jean Bouin, qui le « forcera » à jouer (enfin !) au stade Charléty voisin, pour au moins deux saisons. Enfin, la
fameuse « affaire Bastareaud », les suspensions de David Attoub et Julien Dupuy et les blessures en cascade (Liebenberg, Leguizamon, Oelshig ou Parisse, pour ne citer qu’eux), n’ont,
bien sûr, rien arrangé à cette saison ratée du Stade Français.
Pour les nommés dans la catégorie « saison catastrophe avec soubresauts » se trouve aussi Biarritz. Déjà, l’année passée, le BO
avait accroché de justesse une place européenne. A croire que les fins de saison à suspense amusent les Basques. Si la DNACG les a laissés tranquilles, il faut avouer qu’ils n’ont pas été
épargnés par les blessures. Barcella, Yachvili, Traille, Brusque, Bidabet, Gobelet, Bosch, autant de noms qui flairent plus l’éther de l’infirmerie que la douce odeur du gazon. Et puis, il faut
avouer que le BO a tendance à galvauder ses débuts de saison. Battus dès l’entame de la saison à Aguilera par Castres, corrigés à Aimé Giral ou à Ernest Wallon, et, de manière générale, assez peu
solides à la maison, les joueurs de Laurent Rodriguez et Jean-Michel Gonzalez ont végété longtemps dans le ventre mou du classement, jamais vraiment inquiétés par la relégation, mais pas
franchement dans le coup pour la qualif’ en phases finales. Mais, comme à son habitude, le BO a fini en boulet de canon, manquant d’un cheveu (ou plutôt d’une bonne tignasse à la réflexion) la
6ème place, qualificative pour les barrages (ils étaient à 3 points du Racing Métro à deux journées de la fin). Pas de H-Cup non plus par le biais du championnat (seuls les 6 premiers
sont qualifiés). Deux solutions : la gagner, ou espérer que le Stade Toulousain ou le RCT gagnent la compétition dans laquelle ils sont engagés. Blanco a commencé à prier.
Dernière équipe à avoir déçu : Brive et son armée d’étrangers. Succombant à la mode actuelle qui dicte aux rosbifs de venir s’établir
du côté de la Corrèze, nombres d’entre eux ont investi les couloirs du stade Amédée Domenech. A commencer par le directeur général du club, M. Gillham, écossais de son état. Et puis sur le
terrain. Malheureusement pour le CAB, parmi eux s’est glissé un intrus : Andy Goode. J’aimerais m’arrêter quelques instants sur ce curieux personnage. Physiquement, il s’apparente à Beetle
Juice : de longs cheveux blonds et gras qui masquent une calvitie naissante, le teint blême, blafard, même, propre aux ressortissants de la Perfide Albion, les yeux bleu-gris et une
grande gueule pleine de dents…douteuses. Terme qui peut aussi qualifier son niveau de jeu. Et pourtant, le bonhomme a été le remplaçant de Wilkinson quand ce dernier a cru bon de se faire poser
un genou en plastique. Mais avant que l’Angleterre ne découvre Tobey Flood, qui, lui, joue au rugby. Cela dit, Goode avait réussi une grande saison 2008-2009, faisant retentir la fameuse chanson
« Andy » des Rita Mitsouko à chacun de ses points. Sauf qu’il a tellement fait l’unanimité cette saison, qu’il s’en est allé au mois de février, rejoindre les Natal Sharks du Super 14.
Dans lequel il a reçu deux cartons jaunes pour ses deux premiers matches. Mais passons sur le cas Goode. Car le CAB n’a finalement pas été la machine à gagner qu’espérait son petit bonhomme en
mousse de président honoraire, Patrick Sébastien. Viré, lui aussi, au passage. Avec Laurent Seigne. Leur anglais ne devait pas être assez bon. Puis le duo Laussuq-Mola a réussi à redresser la
barre, manquant de très peu une place de 7ème, potentiellement qualificative pour la H-Cup. Un demi-gâchis, quand on pense dans quelle panade le club se trouvait en début de saison.
Mais aussi un motif d’inquiétude. Car le propriétaire du club, qui ne vient pas du monde du rugby, et encore moins de Corrèze voudra forcément un retour sur investissement. S’il ne récupère pas
ses billes, pourquoi ne pas imaginer un scénario à la Montauban, avec désengagement subit d’une partie des financements du club ? Affaire à suivre, donc.
Le nec plus ultra… ou presque
Ce sont donc six équipes (et non plus quatre), qui sont désormais qualifiées pour les phases finales de ce Top14. Passons sur l’hérésie de
rajouter un match à un calendrier déjà démentiel, rendant impossible la récupération dans de bonnes conditions, entre matches couperets de Coupe d’Europe et de championnat.
Le Racing Métro n’aura pas ce souci. Seulement engagé en Top14, les Franciliens ont créé une demi-surprise lors de cet exercice 2009-2010
en se qualifiant en position de 6ème. Pourtant promu en début de saison, le club a su s’armer en conséquence : Chabal, Nallet ou Steyn sont arrivés à l’intersaison. Mais
n’oublions pas les Fillol, Wisniewski ou Lo Cicero, grands artisans de la montée. On pensait que le champion de Pro D2 de 2009 aurait patienté une année (à l’instar du RCT) avant de jouer les
premiers rôles en Top14. Mais avec le remaniement des phases finales, et surtout, grâce à une impressionnante série de 9 victoires, la bande à Berbiz’ s’est retrouvée propulsée en barrages de ce
Top14 2009-2010.
Autre surprise : Castres. En effet, lors de la saison passée, le CO a frôlé la relégation, luttant jusqu’au dernier moment pour se
maintenir. Mais en conservant un groupe plutôt homogène par rapport à ce calvaire passé, les Tarnais ont su faire trembler les meilleurs. Longtemps leader du championnat, avec des victoires
brillantes à Biarritz, sur le Stade Toulousain, le Stade Français ou Toulon, le CO s’est un peu essoufflé en fin de saison, et rate d’un point le match de barrage à domicile. Même si l’aventure
devait s’arrêter au Stadium de Toulouse, le Castres Olympique pourra tout de même se féliciter d’une très bonne saison, avec, à la clé, une qualification en H-Cup, et le meilleur réalisateur du
championnat, Romain Teulet (251 points).
Futur adversaire du CO en barrage, le Stade Toulousain est toujours dans le flou. Les Rouge et Noir n’ont pour l’instant pas réussi à être
performants pendant 80 minutes. Ils devront aussi jouer une demi-finale de H-Cup une semaine avant les barrages, où ils laisseront très certainement quelques forces. Et puis, le Stade Toulousain
a eu une saison plutôt compliquée, avec des victoires importantes au Stade de France face au Stade Français (0-29), ou face à l’USAP (22-11), mais aussi des matches insipides (face au Stade
Français, 9-9 ou la défaite à Ernest Wallon face au RCT, 6-9), et des défaites assez nettes (à Castres, 30-10 ou à Anoeita face à Biarritz, 26-10). Certes, ils n’ont pas été épargnés par les
blessures (Milo-Chlusky, Nyanga, Skrela, Michalak ou Donguy), mais on ne sent pas le Stade Toulousain fringant des années précédentes. Bien que doté d’un pack ultra performant, avec en fer de
lance les internationaux William Servat et le capitaine Thierry Dusautoir, on a trouvé des lignes arrières plutôt poussives, et peinant à faire la différence, et ce, malgré la grande forme de
Jauzion et Poitrenaud, notamment. Mais le Byron Kelleher de 2008 a disparu, ainsi que les Clerc, Heymans ou Médard de la même époque. Fallait-il alors privilégier une compétition par rapport à
une autre, au mépris des règles de fair-play propres au rugby ? Ce n’est, en tout cas, pas la vision de Guy Novès et de son staff, qui ont choisi de tout jouer à fond, au risque de ne rien
gagner.
Le dernier participant aux barrages sera l’ASM. Les Jaunards, toujours poisseux en finale, ont, une nouvelle fois, démontré leur grande
force sur la saison régulière. En effet, ils ont battu tous leurs adversaires directs pour la qualification au moins une fois (deux pour le Stade Toulousain), et ont administré quelques
corrections (52-10 face à Brive, 39-3 contre le RCT), en faisant la meilleure attaque du championnat (644 points, 64 essais inscrits). Et comme toujours, au cœur de l’hiver, Clermont a su se
montrer très performant, s’imposant notamment au Stadium de Toulouse (15-16) et décrochant le premier quart de finale de H-Cup depuis huit ans. Mais la machine semble s’être grippée à quelques
reprises. Ce fameux quart de finale de H-Cup, perdu d’un point, bien sûr. Il y eut aussi, une semaine auparavant, un match complètement raté au Stade de France (défaite 19-10), puis, un peu plus
tard, une victoire face à Castres, certes, mais dans la douleur (25-19). Peut-être ce quart de finale perdu, sans avoir grand-chose à se reprocher les a-t-il plus touchés qu’il n’y paraît.
Espérons pour eux qu’ils ne soient pas victimes du même syndrome que le Stade Toulousain l’année passée, et ne perdent leur jeu, très certainement le plus agréable à voir joué cette saison en
Top14.
Le couple gagnant
Comme souvent, le champion en titre est au rendez-vous des phases finales. L’USAP n’a pas dérogé à cette règle, finissant même première de
la première phase. Plutôt discrets, les Catalans ont su faire leur petit bonhomme de chemin, s’imposant, à l’instar de Clermont, face à tous les autres prétendants aux play-offs. Mais, comme à
son habitude, Perpignan a peiné face aux « petits ». Défaites à Montpellier, à Bourgoin ou à Montauban. Il y eut aussi Trévise en H-Cup. Un relâchement qui pourrait avoir son importance
si l’USAP devait affronter des équipes du ventre mou du championnat en phase finale. Ce ne sera pas le cas. Mais le point noir de cette fin de saison sera le poste d’ouvreur. Laharrague et Hume
blessés, c’est David Melé qui a occupé le poste face à Albi. Mais sa cuisse l’a trahi, l’obligeant à sortir à la 44ème minute. Ajoutons à cela le départ de Steve Meyer à la mi-saison
pour les Natal Sharks (il a ensuite mis un terme à sa carrière suite à une grave blessure), et vous avez le casse-tête que Jacques Brunel devra résoudre pour ces demi-finales. Coup de
chance : son équipe, en finissant dans les deux premiers de la phase régulière et en plombant son parcours en H-Cup, s’est offert deux semaines de repos supplémentaires ! Encore une
autre raison de voir l’USAP réussir un doublé, qui n’a plus été réalisé depuis 2004 (par le Stade Français, qui l’avait emporté aussi la saison précédente, comme le terme « doublé »
peut le laisser entendre).
Pour Toulon et son président, Mourad Boudjellal, cette deuxième place au classement est une surprise. Mais le club de la Rade a su rester
solide tout au long de la saison. Toujours présents lors des grands rendez-vous (au Vélodrome face à l’USAP ou au Stade Toulousain, à Mayol face à Clermont ou Castres), on sent une montée en
puissance chez les joueurs de Philippe Saint-André. Ce dernier a d’ailleurs réalisé un travail extraordinaire en formant un véritable groupe, malgré la pléiade d’étrangers qui compose l’équipe.
Il a su trouver en Joe Van Niekerk, le capitaine, un véritable relais auprès de ses joueurs. Il y a toujours un parfum particulier autour de la Méditerranée, et ce qui est vrai pour l’OM au foot,
l’est tout autant pour le RCT au rugby. Un public plus que jamais derrière son équipe, et des joueurs qui leur rendent bien, c’est la recette concoctée par Boudjellal pour, qui sait, ramener le
Brennus sur la Rade. Il y aura cependant deux motifs d’interrogation. Toujours en course pour remporter le Challenge Européen, le RCT ne laissera-t-il pas trop de forces dans la bagarre ?
Quant au deuxième petit bémol, il s’agit de l’expérience en phase finale de ce groupe. Certes, il vit plutôt bien et est extrêmement soudé. Mais l’expérience des matches couperets en tant que
groupe lui fait encore défaut. Aux Wilkinson, Contepomi, Mignoni et autres Umaga de montrer le chemin à leurs coéquipiers, pour peut-être le même doublé rugby/foot que 1992 quand l’OM et le RCT
avait été sacrés champions. Peut-être…
Une semaine après les demi-finales de Coupe d’Europe auront lieu les barrages du championnat. On peut se poser la question de l’équité
d’une telle répartition des matches, quand on sait que le Stade Toulousain n’aura aucune semaine de répits jusqu’à la fin de la saison (si tant est qu’il aille jusqu’au bout dans les deux
compétitions) alors que l’USAP se prépare à deux semaines de repos complètes. Pas question d’invoquer le fameux turn-over, cette fois-ci, bien que les effectifs fussent
« pléthoriques ». Car une équipe-type s’est dégagée chez tous les participants aux play-offs, et il semble difficile d’en changer. A quand des 8èmes de finale qui
permettraient aux 14 équipes du championnat et aux deux leaders de Pro D2 de s’affronter pour accéder au Brennus ? Ne rigolez pas, je suis sûr qu’ils y pensent déjà…
Rappel : programme des demi-finales
A Montpellier : USAP-Vainqueur Stade Toulousain-CO
A Saint-Etienne : RCT-Vainqueur Clermont-Racing Métro 92
Par Tonton Cassoulet